L'histoire du jour

J’ai pris la route avec Le Bon Gros Géant

Après une première expérience stoppée en plein milieu avec Voyage au centre de la terre, de Jules Verne, j’ai retenté l’expérience du livre audio avec Le Bon Gros Géant, de Roald Dahl. Cette fois, je suis arrivée jusqu’au bout, et rien que ça, c’est déjà un succès!

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On ne présente plus Roald Dahl, l’un des maîtres de la littérature jeunesse anglophone (ou alors, s’il faut le présenter, c’est qu’on est proche de la catastrophe et, comme dirait mon Poisson-Pilote : « Euh, faut pas faire de catastrophe, en fait! ». Alors si tu ne connais pas, sois mignon.ne et, je t’en supplie, googlise un peu!!). Si je suis assez fan de l’univers du monsieur, je n’ai pas encore écumé l’ensemble de sa bibliographie. Parmi les titres qu’il me manque: Le Bon Gros Géant (aka Le BGG). Enfin, me « manquait ». J’ai consommé ce Bon Gros Géant ce week-end, à l’occasion de multiples trajets en voiture. Car oui, je l’ai lu… sur la route! Enfin, disons plutôt que je l’ai écouté.

L’expérience « livre audio »

J’avais tenté l’expérience livre audio au cours de l’été 2017, avec Voyage au centre de la terre, de Jules Verne. (Quoi? Lui aussi, il faut te le présenter???!) Malheureusement, ce fut un échec puisque je n’avais pas réussi à aller au bout. Toutefois, je ne saurais pas très bien dire si le problème venait du format, de l’histoire (qui n’a pas été un grand coup de coeur pour moi lorsque je l’ai reprise en livre par la suite, ou du fait que, sachant que j’avais le livre à la maison (en jolie collection Haetzel en plus), j’étais un peu dégoûtée de ne pas tenir l’objet en main. Une chose est sûre cependant, je n’étais pas à 100% dans l’histoire. Quoi que je fasse, écouter en marchant, en mangeant ou en ne faisant rien, je n’étais jamais à 100% concentrée, ce qui n’est pas le cas lorsque je lis de manière « traditionnelle ». La raison est simple: j’ai une capacité de concentration assez limitée et mes yeux doivent être fixés sur quelque chose (ou quelqu’un) -les mots du livre, en l’occurence- pour capter toute mon attention et mon temps de cerveau disponible.

Refusant de rester sur un échec, j’ai voulu retenter l’expérience. J’ai profité de trois occasions pour essayer à nouveau: je fais beaucoup de route en ce moment, j’ai assez souvent ma nièce dans la voiture, et j’ai du mal à renouveler ma playlist Deezer et j’en ai un peu marre d’écouter toujours pareil. Je me suis donc dis que l’idéal, pour me frotter de nouveau au livre audio (et, peut-être, pour m’y habituer de plus en plus) serait de commencer par de la littérature jeunesse (bon, ok, j’ai aussi opté pour du jeunesse parce que c’est moins cher que la littérature générale adulte et que je me suis dit que, si ça devait être un échec, ça me ferait moins mal d’avoir ‘juste’ dépensé une dizaine d’euros plutôt qu’une vingtaine, car le livre audio, c’est cher -mais nous y reviendrons plus bas).

J’avais raison sur un point: un livre jeunesse est moins gourmand en concentration, surtout quand les conteurs (ici Christine Delaroche et Daniel Prévost) sont des pros qui gèrent carrément leur art. Leur seul talent suffit à te donner assez d’éléments pour mobiliser ton imagination sans trop d’effort de concentration. Et cela permet donc de pouvoir plus facilement faire autre chose en même temps. Mon « autre chose », c’était donc de la route (principalement de soirée/nuit) et notamment de l’autoroute. Et pour le coup, ce BGG fut génial à écouter sur l’autoroute. En ville, c’est moins l’idéal (notamment dans une capitale, comme lorsque je suis à Luxembourg). Disons qu’il faut choisir: soit on se concentre sur l’histoire et on manque de brûler un feu, de louper une priorité à droite (qui sont légions à Lux-Ville) ou, pire, de renverser un piéton ou un vélo; soit on se concentre sur l’environnement autour de soi et on loupe la moitié de l’histoire. (Petit conseil: opte pour la seconde solution! Non, j’sais pas, je préfère préciser, vu que tu ne connais pas Dahl et Verne, tu me sembles éprouver certaines lacunes en matière de bon sens.)

D’une façon générale, je suis donc satisfaite de cette seconde tentative. Déjà parce que je suis arrivée jusqu’au bout, mais aussi parce que je suis quand même parvenue à me concentrer assez pour suivre l’histoire et m’en souvenir après. Enfin, parce que j’ai vraiment découvert une façon super sympa de me divertir pour les longs trajets. Je me suis presque prise à espérer un petit bouchon pour pouvoir en profiter un peu plus.
Mon autre satisfaction vient de ma nièce. Déjà habituée à entendre Les Aristochats dans la voiture de sa maman, elle s’est prise au jeu de capter quelques bribes du BGG pendant nos trajets communs. Cependant, elle se posait beaucoup de questions et, pour ma part, j’avais peur que cette histoire de géants qui dévorent les enfants lui fasse un peu peur. D’ailleurs, à un moment elle s’est écriée: « Les géants ils ont mangé les petits enfants, mais on ne peut pas faire ça???!!! ». J’ai temporisé la chose pour la rassurer tout en me disant « la prochaine fois, je lui ferai écouter Charlie et la chocolaterie » .

Plus personnellement, j’ai d’ailleurs vu que ma médiathèque proposait Orgueil et Préjugés. Ce qui tombe bien puisque, d’un, j’ai très envie de le re(rerere)lire (normal, c’est mon livre doudou de l’hiver), de deux, je me dis que ce n’est pas plus mal de tester les livres adultes avec quelque chose que je connais déjà, histoire de m’habituer. Et surtout, c’est gratuit. Parce qu’on ne va pas se le cacher, le prix, le flouz, la monnaie, les pèses (nooon, pas les bonbons!!), c’est un peu le nerf de la guerre. Or, là, avec des livres allant jusqu’à plus de 20€ alors que certaines oeuvres sont sont tombé dans le droit commun et ne valent plus que à 7€ en poche, je trouve que c’est quand même un peu cher ! Je comprends, hein, qu’il faut rentabiliser les conteur.se.s, surtout quand ce sont des comédiens talentueux.ses comme Daniel Prévost, sans oublier la location du studio, le matos d’enregistrement, la jaquette et tout, mais bon, c’est quand même élevé.
Ah! Et aussi, si vous passez par là, Audiolib, je vous en supplie, revoyez votre technologie pour faire tenir les CD. Les plastiques sont vraiment très rigides. Pour tenir les galettes, ça, y’a pas d’embrouille, ils font leur job. Tellement bien d’ailleurs que, pour les extraire, c’est le parcours du combattant au point que j’ai failli en casser un. Alors je me dis que si moi et ma mère nous avons galéré, qu’est-ce que ça doit être pour des mains d’enfants (surtout que c’est une oeuvre jeunesse).

Et ce BGG, alors?

Oui parce que bon, je parle technique et 3615CommentJeVisCommentJeLis mais, le but de ce blog c’est quand même de vous parler des histoires que je savoure. Du coup, ce BGG, « savouricieux » ou pas (seul.e.s celles et ceux qui ont lu/vu/écouté le BGG comprendrons)?

Pour ma part, si j’ai beaucoup aimé certains aspects et le fait de m’être fait si bien fait conter l’histoire, je suis passée à côté du coup de coeur.
J’ai, bien entendu, retrouvé l’univers de Roald Dahl et ça, j’ai adoré. Cependant l’histoire m’a parfois paru un peu longue et les personnages n’ont pas su m’attendrir comme Charlie Bucket ou Matilda Verdebois ont su le faire.

Je reste toutefois abasourdie par la capacité du maître de l’écriture jeunesse à mettre en phrase des mots qui, pour les enfants, me paraissent compliqués tout en, finalement, les rendant simples. Ses constructions de phrases sont habiles et efficaces car courtes et percutantes; et ses doses d’humour sont fines et appréciables. Dans cette histoire, le BGG joue avec les mots de manière délicieuse, ce qui fera rire petits et grands à n’en pas douter. Par ailleurs, je suis toujours fascinée par sa capacité à créer des mondes absolument fantastiques et recherchés tout en restant très simples à appréhender.

Bref, ce n’est pas un maître de l’écriture pour rien quoi!

Par contre, je me demande vraiment à partir de quel âge peut-on aborder du Roald Dahl. Pour le coup, je ne pense pas insister avec Le BGG pour ma nièce, qui va bientôt avoir trois ans. Si elle est clairement en avance sur son âge et que, comme elle me l’a prouvé dans la voiture, elle capte très bien les mots, leur signification et l’histoires qu’ils racontent, je ne suis pas certaine que ça ne lui foute pas sacrément les pétoches, cette histoire de géants qui bouffent les « hommes de terre » et surtout les enfants qu’ils trouvent tout à fait « délixquicieux ». Du coup, je pensais essayer Charlie et la chocolaterie. Qu’en pensez-vous? Avez-vous d’autres titres de Roald Dahl à me proposer pour elle, plus enfantins, ou bien me déconseillez-vous tout bonnement de sortir ma carte Roald Dahl tout de suite? (Ah et aussi, si vous avez pitié de moi et de ma playlist Deezer en panne, n’hésitez pas à me souffler des idées aussi).

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20 commentaires sur “J’ai pris la route avec Le Bon Gros Géant

    1. C’est vrai? Zut, le film de Burton m’a perverti et fait oublier le livre? Je ne me souviens pas de moments glauques. Lol
      Bref, j’vais plutôt opter pour Marlène Jobert ou Les Fabulettes d’Anne Sylvestre avec le Poisson-Pilote.

  1. article financé par de la publicité ai-je vu sur la newsletter…? je suis catastrophante, je ne suis pas sûre de connaître cet auteur; ha! à mon âge c’est normal, enfin acceptable quoi. se concentrer sur un livre en roulant, j’ai des doutes… je préfère si je suis passagère! 😀 les enfants ont besoin d’avoir peur « pour de faux » ai-je lu quelque part, pas de souci pour Mamzelle Tanièce 😉

    1. Quel article, financé par quelle pub? Rien n’est financé du tout! Peut-être WordPress, vu que j’ai la version gratuite et non la premium.
      Oh si, tu dois connaître au moins de nom, c’est lui a écrit Matilda, Charlie et chocolaterie, James et la grosse pêche (adaptés de nombreuses fois en films).

      1. en effet c’était écrit dans la newsletter, et c’est la première fois que je vois cette mention. Charlie…. j’ai vu le film je crois, au moins un extrait? je ne connais pas Matilda 🙂 mais tu m’informes 😉 bonne soirée!

  2. J’ai fait un long trajet (4 heures) avec une copine et ses deux loulous (3 et 6 ans), on avait des livres audios de contes, et ça marche du tonnerre! Même nous, nous nous sommes regardées et nous nous sommes dit « euh, c’est bien ça chez Grimm? » et nous avons eu envie de relire le conte et de vérifier un détail une fois arrivées! J’ai adoré! Par contre, un roman long, hors long trajet d’autoroute, je craindrais vraiment pour les raisons évidentes que tu as citées (risque de feu grillé, de piéton écrasé… pour moi qui ai peur depuis toujours en voiture, non merci!). Pour ta nièce (et la mienne!) je commencerais par écumer les livres audio de livres enfants / albums jeunesse sympa (vive la bibliothèque), mais j’ai peu lu Roald Dahl alors, je ne me prononcerai pas sur l’adéquation à son âge. Désolée pour le pavé!

    1. Don’t worry, j’adore les pavés ! (Tu l’as bien vu dans mes mails 🤣)
      Perso, les vrais contes de Grimm et Perrault me font grave flippé (la fille a peine pas formater aux Disney 🙄) mais je pense que tu as raison, je vais aller à la médiathèque pour prendre de vrais albums jeunesse pour le moment. On aura tout le temps pour Roald Dahl plus tard ☺️

      1. J’adooore les contes de Grimm! J’ai l’intégrale, en allemand, avec reproduction des gravures du 19e siècle, mon kiff perso! 🙂 Comme la Baba Yaga, quel bonheur à lire! (bon, c’est grinçant, mais quel bonheur!)

      2. Ah la fameuse Baba Yaga! J’en ai déjà entendu parler sans savoir que c’était des Grimm. Merci pour l’info, j’irai voir ça de plus près.

      3. Ah non, j’ai été confuse dans ma formulation, mais la Baba Yaga, ce n’est pas Grimm, c’est un conte russe si je me souviens bien! Le lien, c’était plus le côté grinçant et parfois effrayant des contes.

      4. Ah ok.
        Ben moi, le pblm des vraies versions de contes, c’est qu’en général ce ne se termine pas tjs très bien. Or, moi j’aime bien quand ça se termine bien ☺️🤣

      5. Oh! Effectivement. Dans ce cas, L’Or des étoiles devrait te plaire « Die Sterntaler » en allemand, Frau Holle, aussi (traduit en Dame Hiver, je déteste le titre en français)… Mais il est vrai que peu finissent bien!

    2. La raison pour laquelle il vaut mieux aussi privilégier l’écoute pour de l’autoroute, c’est parce que en ville, tu ne fais en général que de cours trajets et ça peut être super frustrant de démarrer, arrêter, reprendre pour cinq minutes, re-arrêté… Ça donne une lecture très hachée et ça fausse la compréhension de l’histoire.

  3. Trois ans, ça fait jeune pour Charlie et la chocolaterie.
    Peut-être James et la pêche géante si tu veux rester sur du Roald Dahl, sinon il existe plein de livres audio soit en albums, soit en magasines (Les belles histoires ou encore Mes premiers j’aime lire).^^ Peut-être y a-t-il une bibliothèque pas loin de chez toi qui en prête ?
    (Nous c’est le cas et ça marche du tonnerre auprès des familles.)

    1. Oui, c’est ce que l’on m’a conseillé : James et la pêche géante. Je vais voir s’ils l’ont à la médiathèque. Et s’ils n’ont pas ça, je verrai ce qu’ils proposent d’autre 😝
      Merci ☺️

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