Le verre à moitié vide

Dans la catégorie « chronique d’un livre lu y’a cent soixante-douze ans », je demande Les optimistes meurent en premier, de Susin Nielsen. Pourtant je l’ai bien aimé!IMG_2349Les optimistes meurent en premier, de Susin Nielsen, est un livre pour lequel j’aurais pu ne pas craquer vu que j’avais lu une critique peu encourageante sur un blog. Pourtant, au détour d’une table de présentation, dans une librairie, je n’ai pu m’empêcher de trouver le livre assez beau. La petit fiche « coup de cœur du libraire » et la bonne critique rédigée à la main ont achevé de me convaincre.

Pétula, 16 ans, n’a jamais été très optimiste. Mais ce qui était un trait de caractère est devenu maladif suite au décès accidentel de sa petite sœur. Peu à peu, l’adolescente s’est enfermée dans un monde fait de dangers desquels elle se prémunit en adoptant un comportement qui l’isole de plus en plus de ses camarades.

A croire que la solitude est le thème de toutes mes dernières chroniques. Après Eleanor Oliphant, je vous présente donc Pétula. Pétula est plus jeune qu’Eleanor mais a déjà été bien éprouvée par la vie. Tellement que, malgré ses 16 ans, la voilà qui assume de nombreuses choses qu’une ado ne devrait pas faire (sérieusement, à 16 ans, je ne faisais pas la lessive, peu le ménage et, plus d’une fois, j’ai prétendu ne pas voir les bêtises commises par le chat et ainsi laissé mes parents se charger de tout nettoyer, bref, j’étais une gamine ingrate). Mais plus l’histoire de la famille de Pétula se dévoile (ce qui arrive assez vite et évite ainsi des pages et des pages de faux suspens), l’on comprend que cette prise de responsabilité  relève surtout de l’urgence. L’urgence de bien faire, l’urgence de faciliter la vie à ceux qui l’entourent, l’urgence de grandir et l’urgence de se faire pardonner.

Inter

La thématique de Les optimistes meurent en premier se trouve juste entre le deuil et le pardon. Ce laps de temps après le drame. Pétula et ses parents ont « déménagé à l’Arcadia. Juste nous trois et notre Zeppelin de chagrin invisible ». La vie a repris son cours et l’on se rend compte à quel point ce moment fatidique a modifié définitivement nos façons d’être, nos façons de vivre.

Susin Nielsen évoque bien plus le pardon que le deuil même si cette thématique

Morceaux choisis

« Être solitaire, c’est tout à fait différent du sentiment de solitude absolue qu’on peut éprouver au milieu de la nuit. »

« Parfois, le corps a des réactions sur lesquelles la tête n’a aucune prise. Ma tête ne voulait pas que mon corps se transforme soudain en gelée fondante. Je ne voulais pas de ce puissant désir de m’appuyer contre lui, de sentir encore ses bras autour de moi. »

« Bref, aller au cimetière un samedi soir, ce n’était pas l’idée que je me faisais d’un bon moment. »

« Le lendemain, je n’ai pas pu m’empêcher de fredonner Walking on sunshine […]. D’habitude, je me moquais de cette chanson, parce que si on marchait vraiment sur des rayons de soleil, on serait instantanément carbonisé. »

« Sa voix nous a fait sursauter tous les deux et, collés l’un contre l’autre comme nous l’étions, nous avons perdu l’équilibre. Mais il s’est accroché à moi, et je me suis accrochée à lui. Ensemble, nous avons avons réussi à ne pas tomber. »

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